Questions communément posées

 

Est-ce qu’il/elle sera seul(e) et sans «famille» dans sa vieillesse?

Peut-être, mais cela est souvent vrai pour beaucoup d’entre nous. Beaucoup de gens doivent faire à la solitude lorsqu’ils vieillissent. En outre, les gays et lesbiennes incluent dans leur conception de la «famille» non seulement les gens de leur sang, mais leurs amis et/ou partenaires. Beaucoup développent des relations de longue durée, et se trouvent dans la communauté gay des amis qui les soutiennent chaleureusement tout au long de leur vie.

 

Dans la plupart des pays occidentaux, les gays et lesbiennes ne sont pas réprimés en tant que tels. Quelques pays scandinaves comme la Suède ont même promulgué des lois anti-discriminatoires. Va-t-il/elle encourir les foudres de la loi?

 

Devrions-nous faire «soigner»
notre enfant par un psychiatre?
L’American Psychiatric Association (suivie en 1996 par l’Organisation mondiale de la santé) a officiellement pris position en disant qu’il n’est pas éthiquement acceptable d’essayer de changer l’orientation sexuelle d’un(e) homosexuel(le). Il est maintenant admis dans les milieux psychiatriques que l’homosexualité n’est pas, comme on l’avait supposé auparavant, une maladie que l’on peut et doit soigner. Cependant, beaucoup de gens, dont des homosexuels, sont si imprégnés des préjugés de notre société qu’ils ne peuvent accepter leur orientation sexuelle comme normale. Dans ce cas, il est souvent utile d’avoir recours à une aide psychologique ou psychiatrique pour les aider à s’accepter eux-mêmes. Le praticien ne doit pas être lui-même imbu de ces préjugés.

 

C’est une préoccupation réelle. Les parents qui luttent encore contre leur propre refus de l’homosexualité craignent que d’autres personnes viennent à la découvrir chez leur enfant. Il leur est difficile de gérer des questions du genre : «Est-ce qu’il(elle) a un(e) petit(e) ami(e) ?», «Quand est-ce qu’il (elle) se mariera ?», et plus encore de subir les plaisanteries homophobes de leur entourage. Dans ce genre de situation, en premier lieu, ne vous confiez pas à quelqu’un sans le consentement de votre enfant. C’est de sa vie dont vous parlez, et il a le droit de décider qui doit savoir ou pas. Ensuite, vous ne devriez pas le dire avant d’avoir atteint le stade où vous pouvez défendre vous-même cette idée. Ça vous prendra du temps d’accepter votre enfant, et si vous ne parvenez pas à être positif, vous communiquerez votre tristesse et vos doutes à d’autres. Quand vous serez prêt, vous trouverez plus facile d’en parler. Devrions-nous le dire à la famille ? Que vont dire les voisins?

 

Nous l’avons accepté, mais pourquoi doivent-ils le crier sur les toits? Souvent, bien qu’ils aient accepté l’homosexualité de leur enfant, les parents vivent mal le fait qu’il se comporte ouvertement. Ils ressentent un malaise devant des manifestations publiques d’affection et/ou d’attrait entre membres du même sexe. Il s’agit là d’une conséquence de notre éducation, au sujet du sexe en général, et de l’homosexualité en particulier. Si les hétérosexuels peuvent afficher leur affection en public, il n’y a pas de raison logique pour que les homosexuels ne puissent pas le faire. La discrétion vaut pour tous.