Comment et quand le dire?

Lorsque vous êtes prêt(e), avec prudence mais aussi détermination. Votre entourage aura d’autant plus de mal à l’accepter qu’il percevra votre propre malaise. Soyez simplement vous-même.

Faire son coming out, ce n’est pas le dire une fois et puis c’est fini. Vous pouvez parler qu’à une personne, à des amis seulement, à votre famille, ou à tout votre entourage, comme vous le sentez. Vous vous rendrez compte qu’il n’y a pas de recette universelle, que le meilleur conseil qu’on puisse vous donner, c’est d’être vous-même, de ne pas vous construire une façade, d’exprimer simplement, naturellement ce que vous vivez et ressentez. Si vous êtes gay, lesbienne ou bisexuel(le), vous découvrirez bientôt qu’il est en votre pouvoir de définir votre propre coming out, d’en façonner la procédure à votre façon. Cela vous mettra en présence de questions et de situations auxquelles vous n’avez jamais fait face auparavant. Mais vous trouverez aussi beaucoup de satisfaction.

Comment mon entourage va-t-il réagir ?

De manière très diverse. Là aussi, aucune généralisation n’est possible. Cela dépend de votre relation à la personne, du climat de tolérance environnant, de votre propre degré d’estime, et de comment vous vous y prenez.

Certains amis vous soutiendront sur-le-champ (garçons et filles reconnaissent qu’il est en général plus facile d’en parler aux filles qu’aux garçons), d’autres auront besoin d’un certain temps pour l’admettre, d’autres ne l’admettront pas. Certains l’auront peut-être déjà supposé. Il se peut même que sans le savoir vous ayez déjà des amis gays et lesbiennes, et qu’ils vous le révèlent à leur tour lors de votre coming out. Parler avec d’autres gays et lesbiennes de leur expérience du coming out peut aussi vous aider à mieux vous y préparer. La plupart des jeunes gays et lesbiennes de votre âge connaissent sans aucun doute ce que vous traversez et sont peut-être eux aussi en plein coming out.