Le «coming out»

«Ce qui peut me
faire peur dans le
concept du coming out c’est que c’est quelque chose un peu comme
un vaccin qu’il
faut avoir fait une
fois dans sa vie.
Je pense bien plus
que c’est un processus complexe et continu,
aussi complexe que
toute l’étendue
de nos relations sociales.»
Laurent, 28 ans


La première étape du coming out est de vous reconnaître vous-même. Etre à l’écoute de vos sentiments les plus profonds vous aidera à vous sentir plus à l’aise avec votre sexualité et à vous accepter tel que vous êtes. Il est crucial d’être honnête avec soi-même. La plupart des garçons qui s’acceptent avec leur sexualité disent qu’ils se sentent plus heureux, sereins et confiants.

«Tous mes amis sont au courant, ma
famille aussi. Cela ne pose absolument
pas de problème. Même, je crois que ça
intrigue. Il y a des questions qui
viennent, sur les relations, sur le sida... C’est aussi un
travail que l’on fait sur soi pour être bien dans sa peau.
Je ne m’affiche pas parce que je suis un
peu contre le côté militant, mais j’ai fait
le point sur ma vie. Donc, je crois qu’il n’y
a pas de provocation. C’est pour ça,
je pense, que ça se passe bien.»
François, 21 ans

 

Cependant attention, le coming out ne se passe pas toujours très bien...

 

«J’ai fait l’erreur de
le dire tout de suite à mes parents, et là,
ça a été l’horreur. Ils ne m’ont pas foutu à la
porte, mais c’était tout comme. Ils n’arrivaient pas à se débarrasser
de leurs préjugés sur l’homosexualité et
surtout, sur les homosexuels. Alors ils
me l’ont fait sentir en ouvrant mon courrier, ou en me faisant des
scènes à tout bout de champ. Mes parents
et moi, on a eu l’impression de ne pas
se reconnaître, d’être tout à coup en face d’un étranger qui vous veut
du mal. Et ça a fait
que nos relations ont éclaté, et je ne sais
pas si elles se reformeront un jour.»
Julien, 22 ans